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© Anette Lenz, d’après des photos de Laurent Philippe

15  équipes  artistiques  /  16  projets  artistiques  (15  spectacles,  1  installation)  /  25  représentations  /
7  créations /  1  installation  de  pièce  chorégraphiques  sonores  /  1  exposition  photographique  /
7 partenaires au Havre / 4 partenaires sur le territoire normand

Bienvenue dans cette 9ème édition de Pharenheit !

À l’heure où sont rédigées ces quelques lignes, et au regard de la situation inédite que nous traversons, croisons les doigts pour que cette immersion chorégraphique préparée par l’équipe du Phare et réalisée avec la complicité de dix partenaires havrais et normands, que nous remercions aussi chaleureusement pour leur fidèle soutien tout au long de ces années, ait lieu et soit à la hauteur des enjeux proposés. Avec des figures nouvelles ou re-connues, le festival fait en effet la part belle aux sept créations qui seront données au Havre et dont beaucoup sont portées par des compagnies havraises et/ou normandes.
Nos artistes associés Malgven Gerbes et David Brandstätter proposeront ainsi un solo de/et pour David au titre étonnamment prémonitoire CouRage, tandis que Margot Dorléans, créera également avec Incarnation un solo pour elle-même. Après le succès des Déclinaisons de la Navarre, Claire Laureau et Nicolas Chaigneau signeront un nouvel opus attendu : Les galets au Tilleul sont plus petits qu’au Havre (ce qui rend la baignade bien plus agréable). La chorégraphe ornaise Flora Détraz proposera au Havre Glottis, une création qui poursuit la recherche singulière qui la distingue, autour de la voix, dans le juste sillage de Muyte Maker qui sera donné au Théâtre Le Passage à Fécamp.
Léonard Rainis et Katell Hartereau, que nous avons aimé accompagner pendant plusieurs saisons, sont attendus avec le duo into-the-wall qui met en présence un danseur adulte et un enfant. Nathalie Collantes, entourée de belles personnalités, poursuivra sa quête sensible de ce que construit la danse dans sa relation à l’autre, avec un nouveau duo Pilote_Ce qui nous relie. Le jeune chorégraphe belge Cassiel Gaube, jouera la première de Soirée d’études au Havre tandis que Farmer Train Swirl - Étude sera présenté au centre chorégraphique national de Caen : deux pièces qui proposent une recherche aussi savante et brillante dans son parti pris, que jubilatoire dans sa forme, autour et à partir de la house dance, elle-même riche de multiples influences.
Au-delà des créations elles-mêmes, les spectacles qui composent cette édition font pour certains leurs premiers pas en Normandie. Ce sera le cas de la toute dernière création de Thibaud Croisy, D’où vient ce désir, partagé par tant hommes, qui les pousse à aller voir ce qu’il y a au fond d’un trou, qui nous emmènera dans une réflexion autour de la mort, que l’on devine aussi distancée dans son approche que plastiquement imparable. Emmanuel Eggermont dansera le solo ABERRATION dont l’écriture ciselée nous immerge dans un univers blanc, raffiné et luxuriant, ouvert à tous les imaginaires. Dominique Boivin poursuivra son Road Movie / Tenues de scène, solo d’une vie chorégraphique émouvant, qui participe aussi d’une véritable histoire de la danse contemporaine en France ; il sera accompagné d’un guest pour mieux partager ce retour aux sources, tandis qu’Olivier Dubois en clôture du festival jouera un opus à la sève autobiographique, donnant vie à ses multiples talents d’interprète dans Pour sortir au jour. Contre toute attente, La forêt de glace d’Emmanuelle Vo-Dinh, empreinte d’un univers norvégien à travers l’œuvre de Tarjei Vesaas, fera finalement ses premiers pas dans Pharenheit pour notre plus grand plaisir. Nous ouvrirons le festival avec deux propositions : Impressions, nouvel accrochage d’Herman Diephuis, un duo incarné d’une jeunesse vibrante, écrit et pensé pour des espaces in situ ; mais aussi Les Vagues, pièce présentée au Volcan et créée par le tout nouveau directeur du Centre national de danse contemporaine d’Angers, Noé Soulier. Son écriture virtuose et acérée rencontrera l’œuvre éponyme de Virginia Woolf, en compagnie de l’ensemble Ictus.
Faire festival, c’est aussi l’occasion de se laisser traverser par la danse ailleurs que dans un théâtre, et pourquoi pas avec un casque, dans l’installation de Valérie Castan et Diane Blondeau, Talking Dance, pour une expérience sensorielle à incorporer, sensible et intime. Cette édition poursuivra également son dialogue fécond avec le FRAC Normandie Rouen, qui propose en miroir de certaines pièces chorégraphiques présentées au Phare, des résonnances avec des œuvres vidéos provenant de sa collection. Enfin, Laure Delamotte-Legrand exposera au Phare, MASK un travail photographique hautement inspiré par la situation que nous traversons. À double titre, cette édition sera toute particulière. Elle signe la fin de l’aventure festivalière du Phare dans sa direction actuelle, et, si les conditions le permettent, nous invite à nous réunir à nouveau autour des œuvres vivantes ; pour « voir » ensemble, et faire vibrer nos altérités d’une respiration commune…
Soyez plus que jamais et toujours, les bienvenu-e-s ! Bon festival !
-— Emmanuelle Vo-Dinh et Solenne Racapé

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