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La compagnie d’un pays lointain fabrique un théâtre des lisières, un théâtre qui suit des lignes de crête. Elle travaille à la frontière entre deux démarches.
D’un côté, le théâtre « documenté », qui permet de dire et d’écrire le réel, et particulièrement le réel des luttes, des opprimés, et de rendre la parole à tous ceux qui ne l’ont plus, parce qu’on leur a prise, et qu’on a trop pris l’habitude de parler à leur place.
De l’autre, un théâtre de l’imaginaire, qui permet d’imaginer le monde de demain, et la manière avec laquelle les hommes et les femmes pourraient inventer de l’habiter, d’y être émus, affectés.

La compagnie d’un pays lointain a été créée pour porter les projets artistiques de Jérémie Scheidler, dans un dialogue artistique et politique avec Florence Verney qui en assure l’administration, la production et la diffusion.
La compagnie s'est aussi donné la possibilité d'accueillir les projets qui en auraient besoin, et qui s’inscriraient dans une recherche en cohérence avec sa ligne artistique. C'est le cas de Comme la mer, mon amour, écrit et mis en scène par Boutaïna El Fekkak et Abdellah Taïa. Dans cette pièce, les histoires de pays, de jeunesse, d'amitié, d'amour, de nostalgie, de violence, de vie réelle, de projections, de foi en la fiction, de jeu, tournoient comme dans une danse. Boutaïna El Fekkak et Abdellah Taïa y déploient ces lignes de crête subtiles que défend la compagnie.